Charlotte de Silguy : les femmes et les voitures électriques
Charlotte de Silguy, secrétaire générale d’Avere-France – association professionnelle pour le développement de la mobilité électrique – m’a expliqué le rôle de la femme dans l’automobile électrique. Et figurez-vous que nous y sommes pour quelque chose ! (et pas qu’un peu)
Faite par des hommes pour des hommes, l’automobile en a pris (hélas ?) toutes les caractéristiques :
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Puissance / Virilité
- Vitesse
- Technicité
- Statut social
L’influence de la femme, cliente et prescriptrice au sein du couple, se fait heureusement sentir depuis une vingtaine d’années…
Symboles de la prise en compte des préoccupations féminines :
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Le double rétroviseur pour surveiller ses enfants à l’arrière
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Les modèles conçus pour une clientèle féminine chez certains constructeurs
Mais, heureusement la féminisation de l’automobile ne passe pas seulement par quelques gadgets…
Le véhicule électrique répond à une approche plus féminine
Charlotte de Silguy avait alors expliqué comment le véhicule électrique et les nouveaux modes de consommation de l’automobile (la multimodalité et l’auto en libre-service, par exemple) allaient transformer radicalement le rapport à la mobilité.
Avec le véhicule électrique et les nouvelles offres de mobilité, la relation virile avec » sa » voiture évolue vers une relation plus holistique, basée notamment sur le pragmatisme dans son usage, qui ne passe pas nécessairement par la possession.
Immobilisé 95 % du temps, cher à entretenir et à assurer, mangeur d’espace, adapté aux grands trajets mais pas à un usage quotidien en ville, le véhicule familial unique est un non-sens. « Pourquoi ne pas le louer occasionnellement et utiliser régulièrement un petit véhicule, ce qui est écologiquement et économiquement plus rationnel « ?
Et, pour ceux qui n’ont pas la contrainte d’un usage quotidien d’un véhicule, pourquoi ne pas recourir à l’auto en libre service », s’interroge Charlotte de Silguy. « Les femmes apprécient néanmoins de pouvoir laisser dans leur véhicule des objets quotidiens (maquillage, fauteuils bébé, panier de course…). Pour prendre en compte de tels freins et permettre aux femmes de jouer leur rôle de catalyseur, il est important qu’elles soient parties prenantes des débats sur les nouvelles mobilités, avec, entre autres, la conception des véhicules électriques destinés à un usage partagé », propose-t-elle.
« Mais ne nous méprenons pas ! Si les véhicules électriques correspondent à une approche plus féminine de la mobilité, ce ne sont pas des véhicules réservés aux femmes ! D’ailleurs, si beaucoup d’hommes ont un a priori négatif avant d’en essayer un, quand ils en font l’expérience, ils sont totalement séduits ! ».
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